TRANQUILLITE. PAIX. CALME.
Ces mors, soit qu’oti les applique à l’ame, à larépublique, ou à quelque société particulière, ex-priment également une situation exemte de trou-ble & d’agitation. Mais celui de tranquillité neregarde précisément que la situation en elle-mêtne,& dans le rems présent, indépendamment de tou-te relation. Celui de faix regarde cette situationpar rapport au dehors, & aux ennemis qui pour-raient y cauíer de l’akération. Celui de calme laregarde par rapport à l’évènement, soit passé, soitfutur; ensorre qu’il la désigne comme succédant àune situation agitée, ou comme la précédant.
On a la tranquillité en foi-même, la paix avecles autres, & le calme après i’agitatíon.
Les gens inquiets n'ont point de tranquillité dansleur domestique. Les querelleurs ne sont guèreen paix avec leurs voisins. Plus la pàffion a étéorageuse , plus on goûte le calme.
Pour conserver Ta tranquillité de l’Etat, il fàutfaire valoir l’autorité sans abuser du pouvoir. Pourmaintenir la paix, il faut être en état de faire laguerre. Ce n’est pas toujours en mollissant qu’onrétablit le calme chez. un peuple mutiné.
TREPAS. MORT. DECES.
Trépas est poétique, & emporte dans son idéele passage d’une vie à l’autre. Mort est du styleordinaire, ôc lignifie précisément la cessation dévivre. Décès est d un style plus recherché, tenantun peu de l’usage du Palais, & marque propre-ment le retranchement du nombre des mortels.Le second de ces mots se dit à l'égard de toutes