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Synonymes françois : leurs differentes significations et le choix qu'il en faut faire pour parler avec justesse / par M. l'abbé Girard, S.I.D.R.. Traité de la prosodie françoise / par M. l'abbé d'Olivet
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184 SïKONTMES FlVANÇO-rs.

fortes danimaux ; & les deux autres ne se disentquà légard de lhomme. Un trépas glorieux estpréférable à une vie honteuse. La mort est le ter-me commun de tout ce qui est animé sur la terre.Toute succession nest. ouverte quau moment dudécès.

Le trépas ne présente rien de laid à Iímagina»lion; il peut même faire envisager quelque chosede gracieux dans léternité. Le décès ne fait naî-tre que lidée dune peine, causée par la séparationdes choses auxquelles on étoit attaché. Mais lamort présente quelque chose de laid & daffreux.

IRES. FORT. BIEN.

Oh se sert assez, indifféremment de lun ou deFautre de ces trois mots, pour marquer ce que lesGrammairiens nomment superlatif,, cest-à-dire le plus haut degré j par exemple, on dit dansle même sens, très sage, fort sage, bien sage. IIme paroît cependant qu'il y a entre eux quelquepetite différence; en ce que le mot de très mar-que précisément & clairement ce superlatif, sansmélange dautre idée ni daucun sentiment j que lemot de fort le marque peut-être moins précisé-ment, mais quil y ajoure une espèce daffirtaarion;St que le mot de bien exprime de plus un senti-ment dadmiration.. Ainsi lon dit, Dieu est trèsjuste; les hommes son t fort mauvais; la providen-ce est bien grande.

Outre cette différence, il y en a une autre plussensible, ce me semble ; cest que très ne convientque dans le sens naturel 6c littéral ; car lorlquoadit dun homme quil est très sage, cela veut direquil Test véritablement; au lieu que fort bienpeuvent quelquefois être employés dans un. sens

ironi-

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