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fortes d’animaux ; & les deux autres ne se disentqu’à l’égard de l’homme. Un trépas glorieux estpréférable à une vie honteuse. La mort est le ter-me commun de tout ce qui est animé sur la terre.Toute succession n’est. ouverte qu’au moment dudécès.
Le trépas ne présente rien de laid à I’ímagina»lion; il peut même faire envisager quelque chosede gracieux dans l’éternité. Le décès ne fait naî-tre que l’idée d’une peine, causée par la séparationdes choses auxquelles on étoit attaché. Mais lamort présente quelque chose de laid & d’affreux.
IRES. FORT. BIEN.
Oh se sert assez, indifféremment de l’un ou deFautre de ces trois mots, pour marquer ce que lesGrammairiens nomment superlatif,, c’est-à-dire le plus haut degré j par exemple, on dit dansle même sens, très sage, fort sage, bien sage. IIme paroît cependant qu'il y a entre eux quelquepetite différence; en ce que le mot de très mar-que précisément & clairement ce superlatif, sansmélange d’autre idée ni d’aucun sentiment j que lemot de fort le marque peut-être moins précisé-ment, mais qu’il y ajoure une espèce d’affirtaarion;St que le mot de bien exprime de plus un senti-ment d’admiration.. Ainsi l’on dit, Dieu est trèsjuste; les hommes son t fort mauvais; la providen-ce est bien grande.
Outre cette différence, il y en a une autre plussensible, ce me semble ; c’est que très ne convientque dans le sens naturel 6c littéral ; car lorlqu’oadit d’un homme qu’il est très sage, cela veut direqu’il Test véritablement; au lieu que fort 6í bienpeuvent quelquefois être employés dans un. sens
ironi-
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