178 relation historique
positions gagnées prece vel pretio , à l’interrogation d’une Partieintereísée , sans admettre les interrogatoires de l’autre ; de la-quelle façon de faire, j’ai déja discouru dans mon Commentai-re , proem.p. z. n. 6. que je vous prie de lire - s’il vous plaît, cumfequentibus duobus foliis.
Cet Ambassadeur qui a amassé cette grande Piece, en convo-quant les Evêques & Prêtres qui y ont souscrit, pouvoit bienépargner fa grande peine & son argent, s’il avoit seulement faitdes Extraits de leurs Confessions, Catéchismes, & Liturgies : despassages qui en parlent, il auroit pu suffisamment prouver leurvéritable sentiment.
Je vous ai envoyé deux Exemplaires avec quelques autrespieces par le sieur Dulfecker de Strasbourg , qu’il a promis devous envoyer sûrement. Les recevant, vous m’en dirés vôtre sen-timent , dont je vous prie très-humblement, avec la franchise quivous est: ordinaire. J’attendrai le paquet dont vous parlés, quevous avés mis ensemble pour me l’envoyer, dont je vous auraide l’obligation. Vous avés fort bien deviné, que l’Impressionde ma Grammaire Amharique s’est faite in fol. pour y ajouterquelque chose de plus ; sçavoir non-seulement mon Dictionnai-re Amharique, mais aussi la seconde Addition de mon Diction-naire Ethiopique, ce qui fera un assés gros Volume infol. J’au-rois bien désiré avoir encore quelque chose de la Langue d’Am-hara de la Bibliothèque Seguierienne, s’il vous est: possible dem’en trouver quelque chose ; & si je pouvois avoir mon brouil-lon du Dictionnaire Amharique que je vous ai envoyé, il y aquelques années, il me feroit bien agréable. Je ne fuis point dutout content de la conduite du sieur Weissembruch, il me devoirtémoigner plus de gratitude, il ne m’a pas seulement envoyéun acquit de six cens francs que je lui ai envoyés pour les fraisdes ports. Mon neveu est déja parti de Livorne, je ne sçai sic’est pour Constantinople ou pour Scandrona. Je fuis. Monsieur,avec bien d’assection,
Votre tr es-humbletr'cs-affeclïoné, & t r es-obéissant serviteurs. Ludolf.
P. S. si vous m’imputés, Monsieur, que je crois plus à l’Arrmenien susdit qu’à Wanfleb ou Olearius, vous me faites tort.