i8íRELATION HISTORIQUE
ici, rien ne se soutient. II ne faut pas grand discernement ici ;ne nous fions donc point aux Missionnaires qui donnent dansdes choses imaginaires. Vous m’écrivés ceci, je fuis bien assuréque si les Levantins, ( par ce mot vous entendez Grecs ,Melchi-tes, Siriens, Jacobites, Caldéens > Coptes, Nestoriens, Ethio-piens , Géorgiens, Arméniens , Russes & tous non Latins , )croient une transsubstantiation formele, ils ne le croiront ( parce mot entendes ils se trouveront ne la croire)que du corps (sup-pléez de Jesus-Christ )quodpro nobis datum ejl fans passer dans cegrand mistere plus outre. Oiii Mr. J’en fuis en ces termes pourmoi. Pourquoi faites-vous leCalviniste furie motdel^JEÎ^Pjconverti , non , tranjsubflanriari, lifés vôtre Index qui renvoyé à 3 :s s 4- converto hune,fiat JBTfìrf,E î î' í Ì> AíTlí
tetur. Est-ce une conversion formelle ? est-ce un changement for-mel? Vous faites de vôtre Grégoire un Calvinistes/ viderisn reignotk) panent vulgarem converti in reprefentare- 0 fed non ìn re ejse de pa-ne profano mutan in sacrum , ut représentes corpus chrisi Chriflianiscommunicantibus. Voilà Mr. vôtre Grégoire non un impanateur,non un confubstantiateur ; mais un parfait figurateur, aussi-bienque vôtre Murat Arménien. Sur cepied,chés vous,nul Levantinne croit la transsubstantiation formelle, ils la prennent tous aumoral & du côté de l’ufage, fçavoir que par la bénédiction lepain qui n’étoit pas béni devient du pain béni,de pain vulgaire &prophane, devient dupain ficré & béni; que trouvés vous doncà dire aux Calvinistes ? rien chés vous n’est au réel, rien au for-mel , tout à l’ufage , tout au moral, tout à la stgure. Vous ferésfans doute étonné que je me fois si fort étendu ; mais pour voussignaler ma franchise que jefçai qui ne vous déplaît pas, je vaisvous faire récit de trois personnes qui ont lû vos ouvrages. J’yfaifois le troisième. L’un dit : II est vrai que nous avons beau-coup d’obligation à Mr. Ludolf d’avoir comme épuisé les trésorsde la langue Ethiopienne ; mais il n’est presque pas possible,lorf-qu’il parle de la Religion de ces peuples, de lire ses réflexionsfans être furieusement tenté de douter de fa bonne foi. Car est-ce manquer de lumières? il est vrai, il n’est nullement Théolo-gien, même en Luteranifme ; mais faut-il l'être pour des chosesde pur fait.il est zélé; voyés comme il fonde son Grégoire, com-me il le veut amener à son sens. & vous Mr. en me regardant,est-ce que vous n’avez point de nés ? toujours Mr. Ludolf, Lu-dolf > &fe tournant à l’autre il lui dit, mais pas si bas que je ne