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ijl une descrip-tion du cours duJÌtl d.puis leCaire jusqu àDangola > tiréed’une lettre duF. Brevedentequi rend comptede son volagejusqu â Sannar.
aïi RELATION HISTORIQUE
» leur droite ; dès qu’ils ont passé la Nubie , ils traversent pendantquinze jours,sur des chameaux,un de sert où ils ne trouvent que-> du fable. Ils arrivent enfin dans le païs de Ris , qui est la haute» Egypte, & là ils quittent les chameaux & se mettent sur seau ;-» quelques-uns vont par terre & à pied.
« Le Nil, continue le.même Grégoire, reçoit dans son cours» toutes les. rivières, grandes & petites , hors le Hanazo qui a fa» source dans le Royaume d’Angote, & l’Aoaxe ou Hawash, qui» passe par les Royaumes de Dawara & de Fategur.
II y a apparence que cette riviere d’Hanazo, dont Grégoire faitmention, est celle qui passe au pied du Mont-Senaf, & où le Pa-triarche Alfoníë Mendés & les Jésuites qui l’accompagnoient,rencontrèrent le Pere Emanuel Baradat.
Le Patriarche décrit cette riviere comme une des plus agréa-bles qu’on puisse voir, à cause du grand nombre d’arbres & d’her-bes odoriférantes dont elle est bordée.
La Relation que ce même Patriarche donne des autres rivières,me paraissant pour le moins aussi curieuse que tout ce que le mêmeGrégoire a pû apprendre à Mr. Ludolf, je rapporterai ici en peu demots ce qu'il en a écrit.
Le Nil reçoit plusieurs rivières. Les plus considérables sont,le Baxilo ou Bachilo, qui sépare les Royaumes de Bagameder &d’Amhara, le Guecem qui borne le même Royaume d’Amhara& celui d’Oleca, les rivières de Maleq & d’Anguer, qui ayantréuni leurs eaux ensemble , arrosent les Royaumes de Damot,de Narea & de Bizamo, les Gafates & les Gongas. Le Tacazéque les Anciens appelloient Astaboras, a trois sources differentesauprès de ces Montagnes qui séparent les Royaumes d’Angote &de Bagameder. II prend son cours au couchant, & étant au desertd'Oldeba, il entre dans le Royaume de Dambar, où il coule dansun lit de fable, large & spacieux ; & après avoir traversé une par-tie du Royaume de Deqhin.il tombe dans le Nil. On dit qu’outreles crocodiles & les chevaux marins, il y a encore beaucoup deTorpilles, qu’on ne peut toucher que le bras ne soit aussi-tôt en-gourdi. Le Mareb prend fa source à deux lieuës de Debaroa, &après un assés long cours, il tombe d’un rocher de trente cou-dées de haut & se cache sous terre. Mais l’hy ver il prend son coursentre les Provinces de Saroa & d’Assa, d’Harve, de Tooat, passeau pied du Monastère d’AUeluya ; & après avoir parcouru une par-tie de ces Païs barbares, il se perd. Et lorsque les Portugais ont