4 Traité des Preuves
faits, contestés de parc & d’autre, qu’il fautvérifier. II écoute les témoins, il les con-fronte, il examine toutes les pieces de con-viction, & ce n’est qu’après un travail as-sidu & opiniâtre, qu’il parvient à décou-vrir la vérité. Le travail d’un Historien decette seconde dalle est encore plus péni-ble; car, quel procès a jamais roulé furun ausiì grand nombre de faits à vérifier,que ceux qui entrent dans l’Histoire d’ungrand Royaume, ou même dans l’Histoireparticulière & détachée d’un seul Régné ?
3°. La troisième est celle des Abrévia-teurs, qui composent des Fastes ou desAbrégés chronologiques , que l’on nom-moit autrefois des Chroniques. Ceux-làpuisent également dans les Auteurs con-temporains & dans les Historiens moder-nes ; ils ne font qu’indiquer les principauxévénements, ils n'entreprennent pas de le»exposer.
Les fastes n’entrent dans aucun détail;ils ne rapportent que la substance de cha-que événement, tel qu’une bataille gagnéeou perdue; la prise d’une grande Ville, &c.fans rien dire de plus. Ceux qui n’écriventque des faftes , ont moins de peine que lesautres à saisir la vérité : cependant il leurarrive quelquefois de fe tromper. On aimprimé des fastes du régné de Louis XIV,