de la Vérité de VHistoire. ìp
CHAPITRE II.
Ce que l'on doit penser des prodiges rap-portés dans plusieurs Histoires,
N n’a ici en vue que les seuls Histo-
riens profanes; les prodiges qui tien-
nent à la Religion, tels que ceux que nouslisons dans les Livres saints, ont un objettrop respectable, & une certitude trop bienétablie, pour que l'on puiílè jamais les con-fondre avec tant de récits fabuleux, oùl’on apperçoit l’empreinte & le caractèredes foibleífes & des égarements de l’eíprkhumain.
Mais on ne peut s’empêcher de mettreau rang des faits contraires à la vérité del'Histoire, cette multitude de prodiges éton-nants que nous lisons dans Tite-Live, &dans d’autres Ecrivains auíîì superstitieux& aussi crédules que lui.
L’ignorance de la Physique,. & les fic-tions de la Mythologie des Grecs, quiavoíent pasië en dogmes de Religion chez.les Romains, & qu’on leur enseignoit dèsl’ensance, leurfaisoient admettre, sans dis-cussion & sans examen, les faits les plus