de la Vérité de l'Hisìoire. 19ter, sans qu’il se donnât la peine d’exami-ner, si ceux qui avoienc publié les pre-miers ces prodiges étonnants, avoienc eufoin de les vérifier, & s’il n'eût pas mieuxvalu les omettre que de les croire fur leurparole.
On peut dire que la crédulité de Mairn*bourg a encore été surpassée par celle deDom Calmet, dont il faudroit rayer le nomde la lifte des Ecrivains illustres, s’il n’a-voic donné au Public que ses Disièrtationsfur les Vampires; Ouvrage universelle-ment méprisé, où l’on ne trouve que descontes propres à amuser les enfants, qu’ilappuie vainement fur des relations qui sefont trouvées fausses, & fur des témoigna-ges qui ont été désavoués.
La facilité des Anciens à croire & à dé-biter de pareilles visions, les a tellementdécrédités, qu’on ne les a pas crus lors-qu’ils ont raconté d’autres faits extraordi-naires qui pouvoient être vrais.
C’esl ainsi que l’on a douté qu’Archi-mede ait pu brûler, avec des miroirs ar-dents , les vaiflèaux des Romains qui aísié-geoient Syracuse. On a vu cependant, parl’expérience que M. de Buffon a faite auJardin du Roi, qu’en multipliant ces mi-roirs , le feu peut agir h une distance beau*coup plus grande qu’on ne fe l’étoit ima-