Valer.Max.L. i.
24 Traité des Preuves& nous représentent des fantômes que nousprenons pour des réalités; q u'il n’est nul-lement vraisemblable qu’il y ait des Gé- inies, & encore moins qu’ils aient une figurehumaine, avec une voix articulée qui par-vienne jusqu’à nous, & une puifiànce ca-pable d’agir fur nous. Plutarque ajoute, quece discours de Caíîîus, qui étoic en effetplus juste & plus raisonnable qu’il n’ap-partenoit h un Païen, calma un peu les in-quiétudes de Brutus.
Ce qu’il y a de singulier, c’est que Va-lero-Maxime rapporte qu’un autre CaJJìus,nommé Parmen/ìs, qui avoir suivi le partideMarc-Antoine, s’étant retiré à Athènes,après la bataille d’Actium, y eut une visiontoute semblable à celle de Brutus, lorsquece Cassius étoic furie point de tomber en-tre les mains du vainqueur, qui lui fit tran-cher la tête, parce qu’il avoir été un desmeurtriers deJules-César; tant les hommesont de penchant à croire, & à répéter lesfaits extraordinaires, fans examiner íi cefont des vérités ou des mensonges.
Voici encore un autre prodige rapportépar des Auteurs modernes dans l’Histoired’Henri IV, dont on a cru pouvoir don-ner une explication physique, qui ne pa-roît pas fort satisfaisante.
Si l’on en croit les Auteurs des Mémoi-res