de la Vérité de CHtfloire. 3 7vénement. Mais, dit-on, comment cesdeux misérables pouvoient-ils promet-tre l'Empire ? On vous répondra qu’ilsne le promirent pas comme une chose quidépendoit d’eux, mais comme un fait quidevoit arriver, & qui étoit alors inconnuau reste du monde, parce qu’on étoit fortéloigné de le prévoir; & en casqu’il arri-vât , ils firent promettre à Léon qu’il abo-liroit le culte des Images. On a mis centfois des conditions à peu près pareilles,quoique d’une espece différente, à de sim-ples gageures. Quel intérêt, direz-vous,ces deux Juifs pouvoient-ils avoir à empê-cher que les Chrétiens eussent des Tableauxdans leurs Temples ? L’intérêt de leur Sec-te, qui regardoît toutes les Images que lesChrétiens plaçoient dans leurs Temples,comme des Idoles ; & l’espece de culte in-direct & relatifqu’on leurrendoit, commeune idolâtrie qu’ils avoient en horreur.
On ne doit pas non plus recourir à l’Af-trologie judiciaire, pour expliquer la pré-diction qui fut faite à Madame de Main-renon, par un Maître-Maçon qui travail-leur dans la cour de ITIôtel d’Álbret, oùelle alloit souvent ; Lt qui, l’ayant vu pas-ser, vint lui dire qu’elle seroit Reine.
Ce fait est rapporté dans les Mémoiresdu Marquis de la Fare ; mais ce qui ne per-