de la Vérité de ÎHifìoire. 6zde s’imaginer que l’on s’est conduit danstoutes les occasions par le même principe.
On prétend, par exemple, que Marie,Reine d’Angleterre, fille dTIenri VIII, nepersécuta sa sœur Elízabeth, que parcsqu’elle étoit jalouse de sa beauté ; tandisqu’il est prouvé, par une infinité de Piecesauthentiques, qu’Elizabeth ne fut mise àla Tour de Londres, & menacée de porterfa tête fur un échafaud, que parce qu’ellene cessoit de cabaler contre la Reine Ma-rie, pour lui enlever la Couronne d’Angle-terre; & que, non contente de lafurpaílèren beauté, elle travailloit encore à renver-ser sa puissance.
On n’a pas rendu plus de justice à Eli-sabeth , quand on a dit qu’elle ne fit tran-cher la tête au Comte d’Efiex, que parcequ’elle lc regardoit comme un amant per-fide qui l’avoit abandonnée. Ce motif peuttrouver place dans une Tragédie ou dansun Roman, maisfil ne peut être admis dansITIistoire, quand on fait réflexion qu’Eli-zabeth , alors âgée de 68 ans, étoit déjabien loin de l’âge où l’on s'occupe de lagalanterie. On fait Tailleurs que le Comted'Eflex, fier de son mérite & de son an-cienne faveur, étoit devenu un sujet indo-cile, & même audacieux, qui avoir oséformer un parti dans l’Etat, & oui venoit