de la Vérité de /’ Histoire. 79rain de Navarre ; & c’eft une étrange mé-prise pour un Historien, que d’avoir con-fondu la charge de Procureur-Général dece Conseil, qui étoit sans contredit une desplus considérables de la Province, aveci’emploi de simple Procureur.
Jean de Gasiion, grand-pere du Maré-chal, étoit en même-temps homme d’é-pée ; puisqu’après avoir forcé les Espagnolsà lever le siégé de Navarreins, où il com-mandoit, il leur prit ensuite la Ville d’Ortez.
Quant au pere du Maréchal, nomméJacques de Gasiion, il eut les mêmes char-ges & les mêmes dignités que son pere :mais comme il avoit beaucoup d’enfants,il ne se presiòit pas de les établir; & le Ma-réchal, qui étoit le quatrième, mécontentde ce que son pere différoit trop long-tempsde le mettre au Service, s’échappa de lamaison paternelle avec le peu d'argent qu’ilavoit fur lui, n'osant en demander davan-tage, pour ne pas découvrir son dessein.
Voilà des faits dont il faut qu’un Histo-rien soit instruit, avant que de prononcerhardiment fur l’état des Ancêtres d’un hom-me aussi célébré que le Maréchal de Gasi-llon : il faut qu’il sache au vrai quels étoientles titres & ses qualités des personnes dontil parle, avant que de s’expliquer fur leurétat.
f
D iv