de la Vérité de Y Hìjloire. 115©ù le Cardinal s’éíoigne manifestement,contre íà conduite ordinaire, des maximesde l’Etatrmais il ne s’ensuic pas delàqu’ilne peut pas en être I’Auteur ; car il n’estpas possible de douter que ce Livre queRichelieu montroit à T Archevêque de Tou-louse, ne fût ce même Testament politiquequi fut imprimé après fa mort : c’étoit, di-foit-il, un Mémoire de ce qu’il confeilloitau Roi de faire pour le bien de son Etat,comme celui qu’Auguste avoit composé,& que Tacite appelle Rationale Imperiì ;& dans lequel la suppression de la Régaleétoit entre les autres avis . On ne pouvoitdésignerplus parfaitement le Tefìamentpo-litique , tel que nous le voyons aujourd'hui.
On a voulu fe servir de ce Chapitrefur la Régale, pour prouver que le Cardi-nal ne peut pas savoir écrit.
„ Le similaire, a-t-on dit, qui a emprunté„ le nom du Cardinal de Richelieu, ne fa-„ voit pas qu’un Evêque, Ministre d’Etat,„ s’intérefìè plus aux droits du Trône,„ qu’aux prétentions ecclésiastiques. II fal-„ loit connoître le caractère d’un Premier„ Ministre pour le faire parler.
Sur ce principe, on a comparé cet Ecri-vain à l’âne qui fe couvre de la peau dulion, & qu’on reconnoît à ses oreilles.
I! est vrai que le Cardinal abandonne,