120 Traité des preuvesTestament ait jamais été remis entre lesmains d u Roi comme un Ouvrage com-plet. C’est peut-être par cette raison, quel’on trouve dans les copies que l’on en a,divers endroits qui parodient donner beau-coup de prise à la critique ; car il est im-possible que le Cardinal de Richelieu se soiesait une occupation suivie & constante decomposer cet Ouvrage, comme un hommede Lettres qui n’a rien autre choie à faire.Les intrigues de la Cour, les négociationsavec les Puiíîànces étrangères, les événe-ments de la guerre, & le poids immensedes affaires de toute eípece dont il étoitchargé, ne lui laiffoit pas aíîèz de loisir &de tranquillité pour que l’on puiíle croire jqu’il ait composé cet Ouvrage de suite & ,
sans interruption. A mesure que les pen-sées se présentoient à son esprit, illesécri- jvoit, ou il les dictoitàunSecretairequand |il en avoit le temps, & il corrigeoic en- >fuite de fa main ce qu’il avoit dicté, commeon le voie clairement dans la Copie figuréede cette fuite du premier Chapitre, qui aété imprimée pour la premiere fois à lasin du troisième Tome de l’Histoire deLouis XIII du Pere Griffet.
Au surplus, cette découverte a fait tantd’impression fur les Lecteurs éclairés,quelle a déterminé M. de Foncemagne