de la Vérité de VHìfìoìre. 127monuments de notre Histoire, contre l’exis-.tence de cette médaille, ne détruiront ja-mais la preuve claire & précise qui résultedu témoignage de M. le Blanc. II est évi-dent que Brantôme, qui écrivoit sous lerégné de Charles IX, avoit entendu parlerde cette médaille, quoiqu’il ne 1 eût pasvue. Mais voici un homme qui Pa trouvéechez un Orfevre, & qui a eu le temps de lavoir & de l'examiner; il n’eít donc pas pos-sible de douter de son existence, & il n’ya point de conjecture ni de probabilité quipuissent tenir contre une pareille preuve.
II est vrai que , suivant la réflexion duPere Daniel, “ la Cour fit semblant d’i-„ gnorer un tel attentat, dont on ne fit,, aucune mention dans les Manifestes &„ dans les Ecrits publiés contre le Prince„ de Condé, par ordre du Roi, au moins„ d’une maniéré distincte, qui fit com-„ prendre que ce Prince avoit porté les cho-„ ses jusqu a cet excès. „ Mais il ne s'en-suit pas de là que la médaille n’a pas existé,dès que l’on a une preuve certaine & in-dubitable de son existence. On peut trou-ver des raisons très-plausibles, pour expli-quer fort naturellement le silence de laCour fur un fait de cette nature : on n'entrouvera aucune pour réfuter le témoignagede M. le Blanc.