iZr Traité des Preuvesété témoin oculaire de la plupart des faits squ’il raconte, & qu’il a lu les autres par le >témoignage certain de ceux qui ont été Jprésents. Le jugement que Michel de !Montagne a porté de ce Livre , mérite ^d’être remarqué : il avoue d’abord que c’est i'toujours un plaisir de voir les grandes af-faires écrites par ceux qui ont été chargésde les conduire. Mais il ajoute, qu il nefe peut nier que l’on ne découvre évi- |demment dans les Mémoires des deux ;Seigneurs du Bellay , un grand déchetde la franchise & liberté d'écrire, quireluit dans les anciens Ecrivains de lamême efpece, “ comme au Sire de Join- ;„ ville, domestique de 8t. Louis ; Egi- i
„ nard, Chancelier de Charlemagne; & j
„ de plus fraîche mémoire, en Philippe,, de Comines.
,, C’est ici plutôt un Plaidoyer pour le !,, Roi François, contre l’Empereur Char- i„ les V, qu’une Histoire, je ne veux pas ]„ croire qu’ils aient rien changé quant au,, gros du fait; mais de contourner le ju- i„ gement des événements, souvent contre„ raison, » notre avantage, & d’omettre„ tout ce qu’il y a de chatouilleux en la vie„ de leur Maître, ils en font métier. Té-„ moin les reculements, (c’est-à-dire, la», disgrâce) de Messieurs de Montmorency