IZ6 Traité des Preuvesplus de vigueur que jamais, jusqu’à ce qu’issfussent entièrement soumis. Par-là il écartetoute idée de cette paix odieuse que Bran-tôme l’accuse d’avoir conseillée.
Voici encore un autre fait très-considé-rable, fur lequel l’Auteur des Mémoiresde Tavanne n’est nullement d’accord avecun autre Historien, beaucoup plus exact;& plus accrédité que Brantôme.
M. de Thou raconte qu avant le massa-cre de la St. Barthelemi, on délibéra dansle Conseil du Roi, si l’on fcroit mourir leRoi de Navarre, (Henri IV) & le Princede Coudé, son cousin-germain; qu’à l'é-gard du premier, les avis furent unanimes,parce que tout le monde convint qu’il fal-loir l’épargner, vu qu’il étoit impossibled’imaginer un prétexte plausible pour justi-fier le meurtre d’un si grand Prince, quivenoit d'épouser la sœur du Roi, & qu’ileût fallu égorger, pour ainsi dire, entre lesbras de son épouse. M. de Thou ajoutequ’il y eut plus de difficulté par rapport auPrince de Condé; mais que fur les remon-trances de Louis de Gonzague, Duc dqNevers, il fut décidé qu’il feroit aussi ex-cepté du massacre.
On lit, au contraire, dans les Mémoi-res de Tavanne, que le Comte de Retzproposa au Conseil, de ne faire grâce à