142 Traité des Preuvesrement une parole, donc un autre ne serapoint offensé. Gaston laiffoit, à cet égard,une liberté qui alloic jusques à la licence,à des gens bien moins autorisés que neFétoic un Ministre qui venoit le trouver dela part d’un Roi majeur, & qui lui parloirau nom de son Maître : ce qui a fait direau Cardinal de Retz, que ce Prince avoirune facilité de mœurs incroyable. .CeCardinal le savoir par expérience, puifqu’ilétoit lui-même dans l’habitude de parlerau Duc d’Orléans en des termes très-peurespectueux pour un Fils de France. D’ail-leurs le Comte de Brienne, en racontantà fes enfants ce qu’il avoir dit à M. le Ducd’Orléans, ne prétendoit pas leur faire en-tendre par-là que c’étoit ainsi qu’ils dé-voient parler h tous les F ils de F rance. Ainsila censure de cet Historien de Louis XIVporte tout-à-fait à faux.
Les Mémoires de M. Talon n’oqt pasmoins d’autorité sor touc ce qui regarde lesaffaires du Parlement pendant la minoritéde Louis XIV, dont il étoit parfaitementinstruit, & dont il rend un compte très-sidele & très-détaillé.
Nous n avons point de Mémoires sortisde la main d’un Ministre qui méritentd’être comparés à ceux du Marquis deTorcy pour la certitude des faits, qu’il ex-