de la Férìté de F Histoire. 147s’accordent entre eux dans le récit d’unmême fait par un témoignage uniforme,il devient fans doute plus certain que lors-qu’il n'est appuyé que fur le témoignaged’un seul. Ainsi l'on doit admettre, fansdifficulté, un fait afiez singulier, quoiqu’aufond peu considérable, que nous lisonsdans les Mémoires du Cardinal de Retz, &dans ceux du Marquis de la Chastre, quoi-qu’un Ecrivain moderne ait cru devoir endouter. II s’agit de l’Evêque de Beauvais,Grand-Aumônier de la Reine Anne d’Au-triche, qui avoir eu beaucoup de parc à laconfiance de cette Princesle pendant le régnéde Louis XIII. Quand elle fut déclaréeRégente, pendant la minorité de son Fils,on crut qu’il lèroit son premier Ministre,& il en fit en effet les fonctions pendantquelques jours, fans en avoir le titre.
Le Cardinal de Retz dit que ce Pré-lat, ayant pris la figure de Ministre, com-mença par déclarer aux Hollandois, qu’ilfalloit qu’ils fe convertisiènt à la ReligionCatholique, s’ils vouloient demeurer dansl’alliance de la France. Le Cardinal deRetz n’est pas le seul qui l’astiire, le mêmefait est rapporté dans les Mémoires duMarquis de la Chastre.
Cependant on prétend aujourd’hui encontester la vérité : on convient que cet
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