de la Vérité cle l'Hifoire. 155
ces deux Princes firent leur déclaration ;mais il ne s’ensuit pas de là, que tous lesfaits qui y font rapportés ne se soient pas-sés que depuis son élection à la Couronne dePologne, & il est certain que plusieurs deces faits étoient antérieurs à cette élection.
Savoir présentement si l’àflâsfinat deLigneroles, commis en plein jour, au mi-lieu du Village de Bourgueil, dont on nefit aucune recherche, avoít été ordonnépar le Roi, dans la crainte cjue Lìgnero-les ne découvrît aux Huguenots le projetdu masiâcre, dont le Ducd’Anjou lui avoirfait confidence ; c’est ce qu’il n’est pas íà-ciie de vérifier.
M. de Thou paroît en douter ; il ditmême qu’ayant consulté là-de(Ius quelquesSeigneurs Huguenots, ils lui avoient parupersuadés que le Roi ne pensoit point alorsau masiâcre qui se fit Tannée suivante.
Daubigné n’étoit pas de leur avis. LaCour iavance à Blois , dit cet Histo-rien Calviniste, & de là à Bourgueil ,oh Ligneroles , Mignon de Monsieur ,fut tué par Villequìer , son ennemi;exécution que ton tient avoir-été com-mandée , parce qu en faisant le boncompagnon mec le Iloi , il lui avoít faitsentir qu'il favoit le fecr'et des noces deParis ; soupçon d’autant plus facile , que
G vj