cle la Vérité de P Hìft o ire. 16g
voir comme des vérités, parce qu’ils fontagréables.
II composa ses Mémoires lorsqu’il se suckeriré à Commerci, après avoir donné fadémission de l’Archevêché de Paris ; & ilen laisla le manuscrit à Dom Heneslon,Abbé Régulier de St. Mihel, en Lorrai-ne, qu’il avoit choisi pour sonConfesièur,lorsqu’il voulut réparer les désordres de favie passée par une conduite plus ecclésias-tique & plus régulière.
Ce manuscrit, qui subsiste encore, n’estpas tout entier de fà main, mais il avoitcertainement dicté tout ce qui n’en est pas.II y avoit quantité d’endroits où ce Cardi-nal s’exprimoit avec une licence peu con-venable à son état & à son caractère ; il eneut du scrupule lorsqu’il eut pris la résolu-tion de changer de vie. Après avoir fait uneconfession générale à l’Abbé de St. Mihel,il lui remit le manuscrit de ses Mémoires,en lui laistànt la liberté d’en effacer tout cequ’il jugerait à propos. L’Abbé les ayantexaminés, ne manqua pas d’effacer avecl’encrede la Chine, tous les endroits qui luiparurent indécents; & c’est de là que vien-nent les lacunes que l’on trouve dans lesexemplaires imprimés. Elles font asièz fré-quentes dans le premier Livre, où le Car-dinal décrivoit les égarements de fa jeu-