de la Vérité de F Histoire. 185Mareuil, doit être entre les mains de M. leDuc de Trefrne. Feu M. le Comte deVence en avoir une copie dans fa Biblio-thèque ; ils font dans la même forme queceux du Duc de la Rochefoucaur, c’est-à-dire, qu’ils ne contiennent point une his-toire suivie, mais feulement le détail decertains événements fous différents titres.
Tous ces Mémoires, quoique manus-crits, n’ont ni plus ni moins d’autorité ques’il étoient imprimés ; & ils ne peuvent nien perdre ni en acquérir, quand on les li-vre à lïmpreffion. On ne court aucun ris-que en admettant les faits dont les Au-teurs de ces Manuscrits ont été témoins ocu-laires, lorsque l’on n’a aucune raison de fedéfier de leur sincérité. A legard des faitsqu’ils ne rapportent que fur des oui-dite,& fur les bruits qui couroient de leurtemps dans le Public, on ne doit les ad-mettre qu’autant qu’on a lieu de juger qu’ilsfont conformes à la vérité. Tout ce quel’on peut dire en généra! de tous ces Mé-moires, tant imprimés que manuscrits, c’estque l’on y trouve souvent beaucoup d’i-nutilités qu’il faut retrancher, beaucoupd’exagéradons'dont il faut rabattre, beau-coup d’erreurs qu’il faut rejettes, beaucoupde traits sittyriques donc il faut fe défier,beaucoup de fauílès dates qu’il faut corri-