de la Vérité de P Histoire. 207
II est vrai que les fautes qui échappencaux Historiens, ne demandent pas toutesles mêmes recherches pour être réfutéespar desPieees authentiques. En voici quel-ques-unes d’un Ecrivain moderne, que l’onapperçoit d’abord pour peu qu’on ait lu leProcès de M, Fouquet, qui est certaine-ment une Piece authentique»
Voici ce qu’on lit dans cet Auteur fur ladisgrâce de ce fameux Surintendant : “ Le Essai fui„ plus ardent & le plus implacable de ses„ persécuteurs, fut le Chef de ses Juges, ià„ le Chancelier Michel le sellier; il le„ traita à la Bastille avec dureté, où il l’in-„ terrogeoic, & fit touc ce qu’il put pour„ le faire condamner à la mort. Quand on„ lit l’Oraifon funebre de ce Chancelier,
„ prononcée par M, Bossuet, & qu’on la„ compare avec fa conduite, que peut-„ on penser, sinon qu’une Oraison fune-„ bre n’est qu’une Déclamation ? „ Par-courez seulement le Procès de Fouquet,
& vous demeurerez convaincu, 1° que siMichel le Tellier fut un de ses persécu-teurs, il ne fut jamais ni le Chef de ses Ju-ges , ni même un des Commissaires nom-més pour le juger; la Commission établiepour lui faire son procès, fut toujours pré-sidée parle ChancelierSeguier, & Michelle Tellier n’en écoit pas : 2 0 . que Fouquet