2io Traité des Preuvestarions de baiïèílè & d’indécence ne prou-vent rien contre troisPieces authentiques,qui portent avec elles le témoignage d’untémoin oculaire de cette qualité. On a beauemployer, pour détruire une pareille preu-ve, les expressions les plus injurieuses &les plus énergiques, on peut en même-temps s’exprimer fortement & réfuter foî-blement ; & c’est ici le cas d’une réfutationqui ne consiste que dans des mots, fans at-taquer le fait par des preuves directes &convainquantes.
Si le Pere Daniel est le seul qui le rap-porte , on vous répondra que c’est qu’il eiîle seul qui ait pris la peine de chercherces Lettres originales, & de les lire ; que€é ri est point ici le cas où l'on puisse luiopposer le silence des Auteurs contempo-rains , ou de ceux qui les ont suivis de près,& qui n’ont parlé que d’après eux. LesDépêches dont il est question, n’étoientpas publiques du temps d’Henri IV; ellescontenoient le secret de fa correspondanceavec les Cours étrangères, que l’on ne com-munique pas facilement : ce n’est qu’avecle temps que les Dépêches des Ministres& des Ambassadeurs passent dans les mainsdes Particuliers; & c’est par cette raisonqu’il ne dépend pas des Historiens de tra-vailler toujours fur des Pieces authentiques.