de la Vérité de s Histoire. 22 hlui, comme d’un homme vivant, lorsqu’ilsera certain qu’il avoir celle de vivre; cequi sait une méprise ridicule & tout-à-faicdéshonorante pour un Historien. II ne doitdonc rien négliger pour s’assurer, autantq u'il est possible, de la date exacte & pré-cise des plus petits événements, lorsqu’illes croit dignes d'être placés dans l'Histoi-re. C’est ce défaut d’attention & d’exac-titude que l’on apperçoit quelquefois dansles Mémoires du Marquis de Montglat; ilassure, par exemple, que la Reine, Anned’Autriche, fit sortir de la Bastille, dès lecommencement de fa Régence, un de sesDomestiques, nommé la Porte,qui y avoitété mis pour son sijet. Ce fait est dépla-cé, & ce déplacement induit le Lecteur et*erreur. II croit voir la Porte sortir de laBastille en 1643, & il en étoit sorti le12 Décembre 1638, ainsi qu’il nous l'ap-prend lui-même dans ses propres Mémoi-res. La Reine avoit eu recours à M. deChavigny, Secretaire d’Etat, pour obte-nir la liberté de ce Domestique, qui s’é-toit exposé, sous le régné précédent, àsouffrir la question & même la mort, plu-tôt que de trahir le secret de sa Maîtrefie;niais il ne fut délivré de fa prison en 1638,qu’à condition qu’il iroit demeurer à Sau-mur, où il étoit établi depuis cinq ans*
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