de la Vérité de l'Hi/loire. 443dérable : mais le Prince de Condé con-serva toujours la supériorité qu’il avoit ac-quise; car le Prince d’Orange ayant voulufaire le Siégé d’Oudenarde, pour persua-der à l’Europe qu’il avoit gagné la Batail-le ; à peine fut-il commencé, que le Princede Condé s’étant mis en marche pour atta-quer son camp , il leva promptement leSiégé ; & l’on vie par-là de quel côté onavoit eu le plus de droit de s’attrihuerle titre de vainqueur. L’on íàic d’ailleursqu’une victoire qui coûte cher, n’en estpas moins une victoire.
II y a telle relation de Siégé ou de Ba-taille, qui ne mérite aucune créance, quoi-que celui qui l’a faite se donne hardimentpour un témoin oculaire, lorsque l’on peuten démontrer la fauíìëcé par des preuveslans répliqué. En voici un exemple remar-quable dans le récit du Siégé de Rotheuil,que l’on lit dans les Mémoires du Baronde Sirot.
On fait que cette Ville fut assiégée, en1643 ' P ar I e Maréchal de Guebrianc, quifut bielle d’un coup de fauconneau, dansune attaque qui fe fit le 17 Novembre.
Le Baron de Sirot, qui fervoic , à cequ’il prétend, à ce Siégé en qualité deMaréchal-de-camp , dit que les Troupesqui fervoient au Siégé, furent si conster-
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