262 Traité des Preuves
vent dans les Ecrits des Contemporains,& les Historiens les répetenc.
II n’y a pas jufqu’à M. le Laboureur quine nous ait débité de faustès anecdotes sucla méchanceté de cette Reine, quoiqu’ilait presque toujours travaillé fur les Piecesles plus authentiques, & qu’il ait méritéd’être mis au rang des Auteurs élastiques,par la multitude & par Futilité de ses re-cherches. Cet Ecrivain, fi sage d’ailleurs &fi judicieux, si accoutumé à puiser les faitsqu’il raconte dans les meilleures sources,ne fuie plus fa méthode ordinaire quand il semet à parler de la Reine de Médicis. Onvoit qu’il n’écrit plus que d’après les Libel-les manuscrits ou imprimés des Huguenots,dont il avoir fait une étude particulière.
On ne prétend pas fans doute justifiercette Reine fur toutes fes actions ; il s’enfaut beaucoup : mais encore ne faut-il paslui en attribuer, auxquelles il est évidentqu’elle n’a jamais pensé.
Le Pere Daniel a fort bien réfuté les sen-timents que M. le Laboureur attribue àcette Princestè, fur les mesures qu’elle pritpour faire élire le Duc d’Anjou, son troi-sième fils, Roi de Pologne.
„ Je ne puis entrer, dit-il, dans. le fen-,, ciment d’un de nos Historiens très-judi-„ cieux, (c’est M. le Laboureur) savoir,