de la Vérité de l'Hisloire. 2 67suivi par un très-grand nombre d’Hisloriens.L’Abbé i’Avocat, qui le rapporte dans sonDictionnaire, observe qu’il y a de fortesraisons d en douter. Un autre Ecrivain,qui a examiné ce récit avec des yeux cri-tiques, soutient qu'il est absolument faux;il en rapporte deux raisons, dont l’une estsi foible, pour ne pas dire si frivole, qu’ilauroit bien fait de l’omettre, pour n’in-sister que fur l’autre, qui est beaucoup plussolide.
La raison qu’il falloit omettre, c’est quele Pape & son fils ne pouvoient gagner, àla mort de ces Cardinaux , que leur mo-bilier , qui nèteit pas , dit-il , un ob-jet assez important , puisque ces effetsétoient presque toujours enlevés par lesValets-de-cbambre , avant que les Pa-pes pussent en saisir quelques dépouil-les. Une pareille raison ne seroit certaine-ment pas suffisante pour réfuter le témoi-gnage de Guichardin , puisque ces Cardi-naux pouvoient avoir des fonds très-con-sidérables en argent comptant, & que sa-chant le jour & l’heure précise où ils dé-voient mourir, il n’eût pas été difficile deprendre d’avance les précautions nécessai-res pour empêcher leurs Valets-decbam-bre d’y mettre la main. Dailleurs, ces Car-dinaux poífédoient de riches bénéfices,
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