de la Vérité de l'Histoire. 287pour infirmer cette preuve, Davrigny re>-niarque, i°. qu’il est faux que l’Armée àDuc d’Orléans ait été mise en déroute àCastelnaudary, puifqu’elle ne combattitpoint, & quelle ne quitta son poste qu’a-près la retraite de f Armée Royale. C’eíldonc uniquement fur ce mot de déroute.que roule la difficulté.
On répond qu’il n’yeut, à la vérité, quesavant-garde de l’Armée du Duc d’Orléansqui combattit à Castelnaudary, & que ladéfaite entiere de cette avant-garde, quitermina le combat, pouvoit bien être ap-pellée une déroute.
L’Armée de Monsieur pasià dans toutela France pour avoir été battue par le Ma-réchal de Schomberg, qui commandait lesTroupes du Roi. L’Hermite parloir ainsidans une conversation simple & familière,où l’on ne prend pas garde de si près à larigueur des termes : savoir encore si la ré-ponse de l’Hermite a été rendue mot pourmot par ce bon Prêtre de Saumur, qui nedevoir pas être fort accoutumé à distinguerexactement une avant-garde d’un Corps deBataille.
„ Mais s’il fe sauva , reprend Da-„ vrigny, qui l’empêcha de regagner le,, poste où l’Armée rebelle étoìt en batail-„ le? il n’en étoit qu a deux cents pas.