304 Traité des Preuvespar une peine aussi longue & aussi rigou-reuse que celle de l’homme au masque.
La circonstance de cec Officier, qui pritl’habic du Soldat qui écoit en sentinelle,sous la fenêtre de la chambre où l’hom-me au masque écoit logé , dans rifle deSte. Marguerite, a été très-bien réfutéepar M. de St. Foix, dans une Lettre im-primée dans une des feuilles de l’Annéelittéraire 1768, n°. 27. Ces exemples suf-fisent pour montrer que les Traditions con-tenues dans ces sortes d’écrits, ne font pastoutes également vraies, elles ne font pasnon plus également fausses ; si elles sontvraies dans les points où elles peuvent s’ac-corder avec le Journal de M. Dujonca,elles ne peuvent l’être dans celles où. elleslui sont contraires.
Toutes ces Traditions s’accordent aflèzfur un point, qui est que l'homme au mas-que avoit les cheveux blancs, & dans letemps qu’il étoit dans rifle Ste. Margue-rite , & lorsqu’il paflâ par le Château deTalteau. II n’y a rien dans le Journal deM. Dujonca qui leur soit contraire fur cepoint ; fi c’étoit le Duc de Beaufort, quiavoit 58 ans lorfqu’on le crut mort auSiégé de Candie, il n’y auroit rien là defore extraordinaire : cela feroit plus éton-nant, si c’étoit le Comte de Vermandois,