316 Traité des Preuvespas agréables au Roi; que cela donnabeaucoup de chagrin à Madame de laValiere ; qu'il fut bien prêché , & queP on croioit qu il fe fit fait un fort hon-nête homme.
Voilà certainement des traits qqi vien-nent d’une bonne main, & qui ne Raccor-dent pas avec les louanges que la Présidented’Onfembray lui donne dans fa Lettre, niavec ceux que l’on lit dans son épitaphe.
U tomba malade , ajoute Mademoi-selle , au Siégé de Cour t r ay, d'avoirbu trop eseau-de-vie : ce qui prouve,quemalgré la confession générale qu’on lui fitfaire, il n’étoît pas bien converti. On ditqu'il avoit donné de grandes marquesde courage : qualité qui n’est nullementincompatible avec ce caraétere violent &emporté, que l’Auteur des Mémoires se-crets lui attribue ; <5? que l'on ne parloitde son esprit & de fa conduite , que se-lon que l'on a accoutumé , selon qu onaime les gens : ce qui paroît fort con-traire à ce regret général, & à cette dou-leur publique , dont la Présidente d’On-fembray parle dans fa Lettre; d’autant plusque Mademoiselle dit encore, que M. deLaufun ne lui parlant que de la perte quele Roi & l’Etat avoient faite en M. de Ver-mandois, en le mettant au-dessus des plus