384 Traité des Preuvesrence. Ce préjugé, tout extraordinaire qu’il jfût par rapport aux Princes du Sang Royal, '
s’étoit néanmoins tellement établi, qu’il aobligé nos Rois daíïurer & de confirmerEdit de aux Princes de leur sang, par des Edits due-5 Déc!a- raent enregistrés, toute primauté de rangslation de & d’honneurs, après la Famille Royale,fur toute autre personne du Royaume, dequelque qualité & condition qu’on puilíèêtre. Tel est l’ordre qui s’observe présen-tement.
Sans remonter à des temps trop éloignés,pour bien constater la certitude des faits,on a vu en France des exemples de Prin-ces légitimés, non-seulement pour les en-fants naturels de nos Rois, mais encorepour un enfant naturel du Duc d’Orléans,frété du Roi Charles VI, & cela dans lapersonne du Comte de Dunois, qui formala maison de Longueville, ou du moinsdans la personne de ses descendants, aux-quels le titre , le rang & les honneurs dePrince furent accordés, (b') Ce n’est pas
ici
(b) Voir dqns les Manuscrits deBriennequifont â la Biblioth. du Roi, vol. 267, p. 719&720, le Brevet du Roi CharleslX, du 2 Avril1571; la Déclaration du mêine Roi, du moisde Décembre de la même année , confìrma-tive dudit Brevet, suivant lequel Brevet & Dé-claration