de la Vérité de FHistoire. 397„ bruit ; & ayant considéré toutes celles„ qui étoicnt pour lors à marier , (car il„ n’y en avoit aucune qui Peut refusé,) il„ choisit ensin Mademoiselle de Montba-„ zon , laquelle étoit d’une grande Mai-„ son, d âge proportionné, fort belle, &,, avoit des biens suffisamment ; mais parcs„ qu’il ne vouloit pas quelle se tînt de-„ bout devant la Reine, pendant que tant„ d’autres de moindre naissance qu’elle,„ seroient assises, & qu’il n’avoit encore„ rien de prêt pour être Duc & Pair, il„ prit l’expédient de lui faire donner le„ Tabouret avant que de Pépouser, com-„ me Pavoient déja les filles de l’autre„ Branche de Rohan, dans le dessein de„ lui faire continuer cet honneur, après„ qu’elle seroit mariée, ainsi qu’il se pra-„ tique à l’égard des bâtardes légitimées„ de France , qui ne perdent jamais leur„ rang, qui que ce soit qu’elles épousent;„ ainsi Mademoiselle de Montbazon ap-„ puyée du crédit de M. de Luynes, eut„ le Tabouret fans contradiction.
Examinons présentement si ce que ditM. de Fontenay-Mareuil est vrai; en dé-montrant la fausseté des faits qu’il raconte,on démontrera l’erreur de l’Historien quiparle d’après lui. Je dis donc qu’il est ab-solument faux, que Marie de Rohan, appel-