LIVRE PREMIER. __ rzáe considération pour toutes les prières des Missionnaires,que malgré la résistance de ses Cazis, il accorda la permis- Maca $ aR>sion à ceux de ses sujets qui ne s'étoienr pas encore fait cir-concire , de recevoir le Baptême ; Sc à ceux qui l’avoient dé-jà rcceu , de persévérer dans la Foi. Enfin par un reste d’esti-me pour une Religion dont il avoit été touché, Sc pour ache-ver de s'attacher entierement les Missionnaires , il leur fit bâtirune Eglise magnifique dans une Ville, qu’il donna aux Por-tugais , pour letablissement de leur commerce.
Les Religieux de saint Dominique en qui les Portugais ontune particulière confiance , trouvèrent lemoïendes’y établirbien-tôt aprés, Sc d’y bâtir une belle Eglise. Quelques PrêtresSéculiers, qui furent appeliez pour être les Pasteurs de ce nou-veau Troupeau’enfirent de même , si bien qu’en 1650. fous lerégné dufeu Roi Sombanco , on voioit dans le Macaçar trois bel-les Eglises, qui ont subsisté avec une nombreuse Chrétienté,jusqu’à ce que quelques années aprés, les Hollandois,. par laplus noire de toutes les ingratitudes,aïant fait soulever une Pro-vince entiere contre ce Prince, qui les avoit reçus avec millemarques d’estime Sc de bonté,se mirent à la tête de ces Rebelles,pour lui faire perdre la Couronne. En esset, aprés avoir pres-que fait périr toute son Armée, en faisant empoisonner les eauxdune Rivière où ses Soldats malheureux venoient tous les soirsétancher leur soif, ils vinrent l’assiéger jusques dans fa Ville ca-pitale :& là â la faveur d’une mine qui fit sauter toutd’un couple plus bel Appartement du Roi, son Arsenal, Sc la meilleurepartie des murailles de la Ville , ils essraïerent si fort ce Prin-ce , d'ailleurs vaillant Sc généreux, mais qui n’avoit rien vude pareil dans les Indes, qu’il demanda aussi-tôt à capituler.
Si cette capitulation eût été faite entre Princes idolâtres,les Chrétiens auroient pû esperer la continuation du libreexercice de leur Religion ; mais les Hollandois ennemis im-placables de F Eglise , en se faisant abandonner en propriétéla Ville, la Forteresse, Sc le Port de Jompandam , le plusconsidérable de toute Fille, ils obligèrent le Roi de chasserde son Roïaume tous les Portugais Sc les Missionnaires, d’ab-batre toutes les Eglises ; Sc ils demanderent en particulierque les biens des Jésuites, fussent confisquez àu profit de laCompagnie d Hollande , pour la dédommager des frais deF Ambassade,, qu'ils prétendoient que ces Peres avoient reti-