MEMOIRES DE L’EGLISE.
--l c Concile de Nicée tenu fous l’Empire de Constantin le
Eglise Orand, reconnoît l’éminence de ces trois premiers Sièges dede Rom* ^ fg i eur autorité fur les autres Métropolitains, qu’il
t’ an r etfent dansia dépendance Sc dans lafoumiíston de ces trois3 1 5* Eglises fuperieures à toutes les autres.
Rome avoit fans contestation la prééminence fur Alexan-drie fur Antioche. Celui qui en occupoit le Siège, étoitconsidéré des Fidèles comme le Successeur de Saint Pierre, leVicaire de J e su s-C h r i s t, le Chef visible de l’Eglise, lecentre de l’unité , Sc le lien de la communion des Fidèles,Cette prééminence que l'on reconnoiffoit dans l’Evêquede Rome : la sainteté qui fe trouva dans ceux qui remplirentcette place : l’obfervation exacte de la discipline qu’ils con-servèrent inviolablement: la science des saintes Ecritures Scdes Traditions qu’ils possedérent par excellence :1a confiance& le respect que ces grandes qualitêz leur attirèrent, Sc quiportèrent toutes les Eglises à avoir recours à eux dans leursdisserens ou dans leurs diíficultez: les Décréts des Conciles,qui leur renvoie r ent le jugement des Evêques déposez Sc déjacondamnez, auísi bien que les causes qui foussroient de gran-des difficultez, voulant en cela honorer la mémoire de Saintdtn. 34 . Pierre, comme parle leConcile.de Sardique : Toutes ceschoses, dis-je, leur donnèrent bien-tôt fur toutes les Eglisesparticulières une supériorité incontestable.
Les Païens même la reconnurent. L’Empereur Aurelien lefit éclater dans le Jugement qu’il rendit contre Paul de Sa-mosiuhe, Evêque d’Antioche. Cet Hérésiarque ayant été dé-posé par le deuxième Concile d’Antioche, parce qu’il con-tinuoit d’enfcigner les erreurs qu’il avoit fait semblant d’ab-jurer dans le premier Synode de cette Ville, eut recours àl’Empcreur par le premier de tous les appels qui ait été in-terjette dans l’Elgife, pour fe maintenir dans la possession dela maison Episcopale. Ce Prince, quoique flâté pardà déli-catement , ne fe déclara pas en faveur de Paul de Samofa-the -, il ordonna au contraire tres-convenablement ( c’est leterme d’Eufebe que Rufin tourne, assez, religieusement &saintement) que la maison fut donnée à celui à qui les Evê-ques d’Icaíie Sc de la Ville des Romains envoïeroient desLettres de communication fur la doctrine, c’est à dire à celuiqu’ils reconnoîcroient pour légitime Evêque. '