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Memoires De L'Eglise, Ou L'On Voit L'État Présent Du Christianisme, tant en Europe, que dans les autres parties du monde, & toutes les revolutions qui y sont arrivées au sujet de la Religion Catholique / Jean Paul Abbé de la Roque ; Dédié à Monseigneur Francois de Harlay
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?I2 , MEMOIRES DE L’EGLISE.

--—— m ê mc société. Souvenez-vous qu’en vous cherchant comme nous £»-

ï k.anc s. ^ ns ^ nous exécutons les ordres de l’Efprít de vérité & de paix , quinous commande par son Prophète , de repeter fans cesse à ceux qui1^8 f. nc veulent pas que nous les appellions nos Freres , -vous esta ms

freres•

Hé puis y eût-il jamais un tems plus propre pour vous rappcller ìla Communion de Rome , que celui auquel cette Eglise Apostoliqueest gouvernée par le Pape Innocent XI. dont la vie & les mœurs for-mées sor les plus anciennes Sc sor les plus severes règles de la discipli-ne Chrétienne , font voir de nos jours à tout le monde le modelé 1 cplus parfait d’une sainteté consommée ? De manière que vous nc sau-riez jamais rien faire de plus grand pour vôtre gloire , ni de plus utilepour vôtre salut, que de vous réconcilier avec ce íàint Pape , dont lavie toute réformée est une école vivante de toutes les vertus Chré-tiennes.

Vous donc pauvres Malades qui avez si grand besoin de Médecin :Vous Membres de Jesos-Christ considérables à la vérité, parce que vousavez été rachetez par lui du même sang que nous ; mais malheureuse-ment séparez du Chef Sc des Membres de l’Egliíè par les funestes ar-tifices de nôtre ennemi commun , souffrez que la main du Dieu im-mortel travaille à vôtre guérison. Recevez avec un esprit Sc avec uncœur de Freres , cet avertissement Pastoral , ou si vous voulez cetteinstante prière ; car enfin nous voulons bien l’appcller de la sorte tantnôtre tendresse & nôtre compassion pour vous sont excessives. Rentrezdonc, nos tres chers Freres, par cette favorable porte , que la charipéfraternelle vous ouvre de la part de l’Eglife , afin que par le puissantsecours de nôtre Dieu , les épaisses tenebres de vôtre erreur étant unefois dissipées, la lumière de la vérité fe manifeste en vous de plus enplu s. Ne forez pas cause que pour tant de fausses idées , dont vousvous estes laissé remplir l’esprit touchant nôtre Créance , un si grandnombre d’ames simples Sc d’eíprits moins éclairez , qui rronveroientleur salut dans le Troupeau de Jesos-Christ , périsse misérablement parvôtre faute. Ne vous imaginez point qu’il y air de la honte à découvritfa maladie à celui qui la peut guérir. Laisscz-vous toucher de repçn-rancc , Sc ne refufez-plus les rcmedes qui vous peuvent rendre la san-té. Car enfin il faut que vous soïez persuadez que de toutes les cho-ses que peut faire un Chrétien, la plus glorieuse Sc celle que l’on peutdire estre Tunique nécessaire , c’est de reconnoîtrc son égarement de-vant Dieu.

Que fi vous refusez de le faite aptes de si pressantes exhortations denôtre part ; & si vous ne vouiez ni vous laisser vaincre par nos prières,ni gagner par nos tendresses , ni vous rendre à nos avertissemens , sa-isi ez que les Anges de paix en pleureront amèrement ; Sc néanmoinsnous ne vous abandonnerons pas pour cela vous mêmes à vous mômes,ainsi que nous en pouffions user avec des gens entêtez & incorrigibles;mais nous chercherons encore en vous les Brebis de Jcfus Christ , au

travers