6a6 MEMOIRES DE L’EGLISE.
__ tre s prérogatives, dont elles jouissent, & c’est le zele de ces
M A R s mêmes Rois, qui a protégé ces Eglises, & qui les a deffenduës^68 6. la violence des armes, du venin de l’heresie , LL du relâ-chement de Tancienne discipline. Si ces grands avantagesqu’ils ont procurez aux Eglises, leur ont mérité dans les Con.ciles même ces noms glorieux de Rois tres-Cbrétiens , àt Tu-teurs , ôc de Dejfenseurs des Eglises , de Protecteurs des saintsCanons &C de Restaurateurs de la discipline , ne leur ont - ils pas, aussi en même tems acquis le droit à!expectatives fur ces mê-mes Eglises ì C’est pour cela que les Lettres qu’en donne leRoi, ont toujours été exécutées & observées inviolablementdans toutes les rencontres , avant même que le Conseil véri-fiât purement & simplement le 9. Aoust 1599. les Lettres paten-tes que le Roi Henri IV . lui en adressa à l’occaíion de quel-ques personnes qui avoient osé révoquer en doute une Cou-tume aussi louable & aussi ancienne.
Quoi que les Rois de France en jouissent avec plus de ju-stice que les Empereurs , ils en usent néanmoins avec plus demodération : ils présentent simplement à l’Evêque , sans infé-rer dans leur Brevet le decret irritant, lui laissant en quelquefaçon la liberté de faire ses remontrances, si le présenté setrouve incapable.
Les Deffendeurs pretendoient que la Prebcnde en questionn’étoit point sujette à l’expectative, à cause premierement quela nomination des Prebendes de l'Eglise Cathédrale de Baron-ne n’appartient pas à l’Evêque seul, &c qu’il y nomme con-jointement avec Je Chapitre. 2.". parce que la Prébende enQuestion étoit Preceptoriale s mais le Conseil n’eut aucun égardà l'un ni à l’autre de ces moïens, parce que pour ce qui regar-de le premier, si l’Evêque de Baïonne n’a que conjointementavec son Chapitre le droit de nomination, il donne cepen-dant seul les Provisions, &C est collateur insolidum , de toutesles Prebendes de son Eglise: ensorte qu'étant Patron aussibien que le Chapitre, &: d’ailleurs collateur par le moïen desProvisions, il est certain qu’il renferme en sa personne deuxdroits, & qu’il a beaucoup plus de part dans la collation desPrébendes que le Chapitre, quin’y a que fa nomination.*d r Ref°de Comme c’est la doctrine de du Moulin,que l Evêque a plus dejnf rejìg . droit dans la collation d'un Benestee que le Patronque cette doCtri-é-'î'is***' ne e ft re ÇÙ e ttnammensent de tous les Canomstes , & autorisée par
Ihts juris habetînlams /» fontes.guàm in fr&sentatime ímronus C«p. dilect. extr , de cj{. leg,