VERS L'EmPEREUR DE LA CHINE
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lieux où iís veulent trafiquer ; Dés qu’ils y íont arrivés, ils plantent, Sc fichent desgros pi eus* dans l’eau, auíquels ils attachent ces corps pour les arrester. J’en aycrayonné un voguant fur ce fleuve - dont je vous exhibe la figure, pour contentervoítre curiosité.
Pline Sc Hérodote font mention dans leurs escrits^de plusieurs semblables lieux,ou IJles F lofantes , soit quelles soient telles par nature, ou par sart. Celuy-là enion livre 4. chap. 12. nous allure que liste de Delos , qui est Tune des Cyclades , a estéautresfois flotante. Le mesme en ion I.2.C.95. dit qu on volt plusieurs de ces Iíles ésLacs de Bracciano, de Cecubo , de J{eate , de Mutie , de S t atom> de Bajsanello , de Con*tìglìone (où il a une forest ombrageuse qui ne demeure jamais en un lieu ni de jourm de nuit) comme auíìï au Pont Euxin proche du Cap a# Nimpheo en la petite Tar-tarie , que l'on appelle Saltuaires , ou Balarines , à cauíe quelles íe remuent aumouvement de ceux qui «dansent deíïìis. Il y en a d’autres qu'on fait changer deplace en les pouffant avec une pique, par le moyen deíquelles plusieurs se sauvèrenten la guerre de Mithridate . Les Iíles Cyanées , ou simples Egades du Bosphore deThrace estoient auíïì flotantes, si nous croyons Hérodote . Leslíles de Calamines -qui font en Lidie , íont portées cà & là, non seulement quand le vent les souffle,mais aussi quand on les pousse avec des perches. Mêla au livre 1. chap. 5. de sesœuvres, parle de fille de Chemnvs , chargée de belles forests, Sc de magnifiques ba*stimens, qui flotte , Sc se remué sur un Lac du iVz 7 , au gré des vents. Le meímeAutheur dit encore en Ion 1 .3 .ch. 3. que de son temps dans le Lac de Sauce au Com-té de Poujjìllon en la Gaule Narbennoise , il y avoit une IJle Flotante qui obeïíîòit àla caprice de ion conducteur.
Ceux qui vont de Bayonne'kBourdeaux trouvent à la premiere poste un ruisseauqui vasejetter en mer, lequel vient d'un lac qui est proche de la bourgade Or et :Dans ce Lac il y a Une Isle couverte d’excellentes prairies, laquelle flotte fur l'eau,& va où le vent la porte - de forte qu’il arrive souvent que le bestail qui est deílus setrouve bien éloigné de sa retraite.
Le mesme se voit en un autre Lac voisin de la Ville de en la Brovince
d'Artois. Car vous y voyés des Iíles couvertes de tres-beaux arbres, Sc chargées detroupeaux de Vaches 5 c de Brebis) lesquelles changent de lieu selon les nus deseaux, ou 1 impétuosité des vents. Les hommes les pourroient aussi íans doute ma-nier à leur fantaisie, s’ils vouloient se íervir de cordes, de perches, ou de piquescomme les Chinois.
Si vous me demandez la cause de tout cecy, je lattribueray ou à la quantité des
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