i 6 i l’Ambassade de la C. O r . des Prov. Unies
Kin, mon-tagne.
Cbin.
Sut .
çukin.
Mojang.
Sun .
Mao.
Fung.
diverses
Ijleu
de la droite un flambeau, le chapeau de roses fur la teste, frapant des mains à gui-se de cymbales ; Il permettoit à 1 homme de s’habiller en femme, Sc à la femme dedéguiser ion sexe. U me souvient d’avoir leu que le Kjs en Lariíse de Thessalie estoitauffi adoré pour un des puissans Dieux, d on vint que celuy qui tous les ans fournis,soit à ce peuple un sujet de riíêe, estoit comblé de louange, d’honneur - & de re-spect. Il semble que suivant ce sentiment le sage Législateur des Spartiates dédiaune petite image au Rjs , que ses successeurs enfermèrent dans un riche Temple,enseignant à son peuple qu’il estoit nécessaire de mêler une honneste réjoiiiíían-ce parmi la sévérité d une pénible vie, Sc qu il estoit bien-seant d’avancer quelquetrait de gaillardise parmi les graves sentences d un serieúx discours , & de gaus-ser sans raire rougir le visage de la modestie ; car faire éclater un ris indiscretpour quelques legeretés, Sc donner à son visage une. forme bouffonne, commesi l'on avoir mangé de cette herbe sardonique, qui fait rire en mourant, Sc mou-rir en riant, c est publier une maladie d’esprit que les bonnes femmes appellentgayeté.
La montagne de Kjn , qui forme une Isle dans la riviere de Kjang au Nord-Ouestde la Ville de Chinhiang , est fort fameuse pour divers Temples Sc Monastères qu el-le enferme.
Proche de Kjangyn on void la montagne de Chin , célébré à cause dune femme >que les Chinois croyent avoir esté enfantée par une biche.
La montagne de Sui k l’emboucheure du Lac de TU est aussi renommée pour unTemple magnifique, Sc un.Cloistre quelle environne, comme auffi celle de Tmg*ting , qui paroit comme une Isle au milieu du dit Lac.
Proche de la Cité de Xeu on void la montagne de f ukin , où on trouva unefort grosse pierre, dont on se sert fort heureusement contre diverses maladies,d'où vient que le vulgaire se persuade qu elle est preparée par quelque Chimiste.
Non loin de Hìutaì on découvre le mont de Moyang , nommé de$ habitans lemont de la Bergere, à cause d une belle Sc chaste Bergere, qui y fit autresfois cemestier.
La montagne deSsttfsevoid auMidy de la Ville àc IXanking, à ont une petitepartie pénétré jusques dans la riviere de Kiang , armée & environnée de chassiesde fer, qui servent aux mariniers pour accrocher leurs navires, mais non pas pourempescher la fuite de mont, comme les Idiots de ce Royaume s'imaginent.
Mao est estimée lune des plus heureuses Sc des plus agréables de la Chine. Cellede Fang qui se void prés de Nanhing tailla bien de la besogne à l’Empereur Xius ,car ayant appris de ses Devins, qu’este menaçoit par ses étranges figures de trans-porter son diadème à une autre Race, il employa cinq mille hommes pour la per-cer , Sc luy donner d’autres postures, croyant par ce moyen de divertir la fatali-té Sc le malheur qui luy devoir arriver. C est par là que cét Empereur mérita lesurnom de fou, Sc de fantasque, Sc dont la sottise n est autre que vanité, que jepuis comparer à cét étang d’ Ethiopie , dont seau vermeille Sc d un goust delicat>rend insensés ceux qui la boivent, Sc les contraint de confesser leurs plus honteuxsecrets.
Il y a auffi plusieurs Isles en cette Province, dont les plus fameuses sont celles deT élu qui se void au midy de la Ville de Nanking , de Changcung^ de Xinglung prochede Linhoai , Lcc. Aux environs de cette derniere Isle,l’on void un lieu nommé Fian,où surent submergés Sc abyímés trente Advocats par le commandement dun Em-pereur de la Race de Sunga , à cause quils avoient commis des mefchancetés auffinoires que lesprit de l’abysme, Sc qui s’estoient méfiés détendre les procès, commeles Cordonniers font le cuir avec les dents, qu ils avoient suborné plusieurs person-nes à porter des faux témoignages, qu ils avoient forgé des testamens, supposé descrimes,tenu boutique de toutes sortes de médisances,& de falsifications diaboliques,Sc accommodé le droit à liniquité. Certes, je ne sçais si plusieurs de nos Advocatssont moins dignes de blâme, Sc de punition, que ceux-cy,car on en voit aucuns dansnos Cours Sc Palais, qui par leur propositions d erreur, leurs revisions, leurs incom-pétences, leurs récusations, leurs oppositions, leurs clauses de compulsoire Sc autresmots hideux épousent & jugent toutes les causes tres-bonnes, pourveu quelles leursoient profitables. Ilsn’ontpas de honte de démentir leur conscience, de parlercontre la loy Sc les ordonnances, d opprimer les vefves, les orphelins, Sc les idiots,
Sc d’au-