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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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2 it l’Ambassade de la C.O r .des Prov. Unies

crdoMdnce Uurant le séjour que nous fîmes dans cette Ville, l’Empereur ordonna journelle-jmaiiere’ ment pour la table de nos Ambassadeurs,

our U ta,- ' . . t ,

Six CatU de chair fraîche,

Deux Oyes.

Deux Poulets,

Quatre Pots de Sampfou,

Deux teils de Sel .

Deux teils de Thé Tartarìque.

Vn teil , (3 deux maas * d huile d'Olive,

Six teils de Misou, *

Vn maas de Poivre,

Six cattì d herbes potagères . -Quatre catti de Farine,

Deux Poijsons frés.

Deux teils de Suttati, *

LeSecretaire Henry Baron avoit auffi journellement pour fa table,

Vn cattì dé Chairfreche.

Cinq maas de The,

Vn cattì de Farine,

Vn maas de Taufoe, *

Cinq condrins de Poivre,

Quatre teils de Sutatti, *

Quatre maas d huile d Olive-Quatre teils de Mijsou. *

Vn cattì d herbes potagères , AVnpot dAra\, *

Tous ceux de la suitce des Ambassadeurs avoient auffi tous les jours, chacun

Vn cattì de Chair freche,

Vn pot d Arak.

Deux teils d herbes potagères , (JVn catti de Pvs,

Sa Majesté nous ordonna auffi chaque jour un Pi{ol de bois, & en outre toutessortes de fruits, & autres commodités pour nostre cuisine. On nous redoubla cetteportion dés que nous comparûmes devant le Throne. Mais comme nos Ambaslà-deurs vouloient faire connêtre à cette Nation les coustumes de nostre Païs, ils firenttous les jours couvrir leurs tablesàlaHollandoise, & n épargnèrent rien dans lessaupiquets, Sc dans les ragoûts des viandes quils faisoient acheter, non plus quedans la somptuosité, Sc la magnificence de leurs repas.

CHAPITRE L.

Les Ambajjadeurspartent de Pekjng. Court récit de cette VìUe , & deson territoire , &c. De la célébré Muraille de la Chine,

J e me persuade, Lecteurs, que vous avés attendu de ma plume un pertinent récitde toutes les particularités qui se retrouvent dans cette Ville,mais vous estes,com-me moy,frustrés de vostre attente, puis que nous n’avons û le bien de mettre le piedhors de nostre Hostel pour la visiter ; tant cette Nation se meffie-t’elle des étrangers.De íòrte qu’il faut que vous vous contentiés des rapports, que plusieurs Seigneurs ,ÔçTruchemens nous en ont fait.

Vous remarquerés premierement que le Territoire de cette Ville á eu diversnoms, selon les differens Empereurs qui y ont commandé ; car c est une coutumeparmi cette Nation, de changer les noms des Villes, lors que la Famille qui régné,change. Car Juo , le premier de cette Race qui gouverna la Chine , & la diviìa enneuf Provinces, mit cette Ville fous la Province acIÇi, La Famille áeCheva luy

donna