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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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de l’Empire de la Chine. j 7

Meteores, où il falloit paï nécessité qu’il en dist íbn sentiment, s’il eust cren quelleeuít mérité quelque rang parmi les Sciences. Et pour ne rien rapporter des autresInterprètes Grecs de ce Philosophe, Alexandre Aphrodisìen ne seroit-il pas bienimpertinent d’avoir écrit un Livre du DeM-r, dédié à l'Empereur , lans fai-

re la moindre mention de la Judiciaire, si elle est capable de nous reveler nos de-stinées, comme le prétendent ceux qui se mêlent de la defêndre. Entre les Ara-bes mémes, il n’y a eu que les plus ignorans, comme un Abentagel , St un Aboa-fares qui se soient arreítésàses prédictions. Car pour Averroës, 8c A'vicenne ,ikles ont condamnées en beaucoup de lieux. Cicéron dans son second livre de la Dr-vination , nomme les Chaldeens des monstres d’hommes, à cause de leurs étran-ges rêveries, qu’elles ne doivent estre distinguées de la folie que par le nom seule-ment ; il les appelle imposteurs lors qu ils le vantent de posseder des observa-tions faites en Babylone de quatre cens soixante Sc dix mille ans : Et il se moque d’unL Tarutius Firmanus grand disciple des Chaldeens, qui dressa une nativité de laVille de Home , comme I on fait celle des hommes, & cela, comme nous rapprend - -Plutarque , fur un mémoire que luy fournit Marc V%rron de la vie St des moeurs deHomulus i d’où il se persuadoit d’avoir facilement reconnu s heure de la fondationde cette Ville. Si je voulois coucher icy tous les instances que nos anciens ont for-mé contre semblables Astrologues, il ne faudroit pas moins faire que de transcrireles douze livres, où ce fçavant l J ic de la Mirande les a si fortement persecutés, y ad-joustant ce que quelques autres ont fait depuis luy. Au lieu de cela, St fans penetrersi avant, je me contenteray dapporter en bref quelques raiíonnemens assés aisés àcomprendre par ceux mémes qui n’ont pas fait une fort profonde étude dans cettepartie des Mathématiques, dont il est question.

En matière de Sciences reelles & véritables, la contrariété destruit la difcipIi-/ o/íVî desne ; Or est-il qu on ne void rien de si diffèrent que les principes que se font donnésles Astrologues, chacun à fa fantaisie, ni de si contraire que leurs axiomes ; il n’y adonc point d’apparence de mettre l’Astrologie au nombre des Sciences solides jni de s en promettre rien de certain. Cecy est fort evident, car ceux de cette Pro*session n ont encore pû convenir du calcul qu’il faloit suivre > ni s’accorder fur lestables dont il valoit mieux user. Les uns approuvent les Pfutheniques , les autrescelles d 'Alphonse: quelques-uns sont pour celles de Blanchin , dautres leur pré-fèrent celles de Hoyaumont. Mercure direct en celle-cy, est rétrogradé en celle-là ; & il s’y trouve encore autres diversités, qui font bien voir qu’elles n’ont aucunfondement raisonnable, & que les erreurs y sont en plus grand nombre que lesétoilles errantes.

Les Hébreux font les figures du Ciel fort dissemblables à celles des Grecs & desLatins ; & fur tout n en reprefentent jamais d’humaines, en quoy ils croient satis-faire à la Loy de Moyse. Les Egyptiens & les Arabes ont eu leurs caractères céle-stes à part. Les Chaldeens n’avoient qu’onze signes dans le Zodiaque, on en a faitdeux du Scorpion , en y adjoustant la Balance : ils ne les faisoient pas aussi du mêmeespace que leur donnoient les Egyptiens. La Sphere Barbarique , dit Firmicus , estbien différente de la Grecque , & de la Homaine.

L ’Indienne ,1a Fersique , & la Tartarique 3 ne font pas moins dissemblables. Etles constellations des Chinois sont encore plus éloignées des communes, outre quele P. T rigaut assure qu’ils en ont cinq cens plus que nous. Si est-ce qu’ils se croientles plus grands Judiciaires du monde, bien que la chose estant ainsi j ils doiventavoir des axiomes bien differens de ceux dont on se sert par de cà. Le Sexe desdes Astres n’a pû estre encore déterminé. Alcabice, par exempl e i Albumasarfont Mercure malle ; il- est souvent femelle aux Chinois, & méme à F toi ornée , quile considéré comme une Androgyne au siziéme Livre de son Quadripartis. Et de-puis que Tirefìas eut mis le premier cette différence de sexe entre les Planètes, d’oùles Poètes ont pris sujet de dire qu’il avoit l’une&lautre nature, on n’a pû mettre •d’accord les Astrologues fur ce sujet ; ce qui monstre bien qu'ils ne conviennent pasde leurs influences.

Les Fourriers dune armée ne font pas tant de bruit que les Chinois, quand ilest question d’assigner les logis à leurs Signes. De là vient que les Trigones, ouTriplicites, qui leur font Orientales, comme aussi aux Arabes, font quasi Occiden-

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