de l’Empire de la Chine,
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comme Philoxene , Nicophane , 8c leur Précepteur 'Nìcomaque le plus expeditif detous, 8c qui ria point eu son pareil en impetuoíìré d’eíprit, pour user de ses termes.
Il fait mention ailleurs dune fille nommée Lala , qui peignoit dans T^ome dusieclede Varron , avec une fi grande legereté de main, que períonne jamais ne la passéeen cela. Et il parle encore d'un Paujìrn de Sìcyone , la plus renommée des Villes deGrece pour la peinture, qui piqué de ce qu’on vouloit le faire paíser pour trop lent,riemploya qu un jour à faire ce renommé tableau appellé de là Hemerojìos , où l'onvoyoit un jeune enfant representé.
Les Chinois font pareillement inférieurs aux Européens en la Sculpture, 8c en lafonte des statués, dont leurs Pagodes sent remplis : ils riont pas l’industrie de faireparoistre, comme les nostres, ce qui est tout plat, comme s il estoit de relief, 8c sejetter comme hors d’œuvre : ils ri observent pas beaucoup de fimmetrie, 8c de pro-
Í )ortion en leurs images, car ils font tout à l'œil, 8c y négligent les racourcissemens,es r'enfondremens, 8c les relevemens. Lors qriils fondent leurs cloches de cuivre,ils y appliquent des marteaux de bois, de peur fans doute, qri elles ne viennent à secasser, ;estant frappées par des marteaux de fer.
La Musique la plus charmante partie des Mathématiques, qui symbolise avec tou- Mu p qHete sorte de temperamens, usant de complaisance envers les plus bigearres 8c les plusc^ràaustères, entretenant nostre joye, 8c flattant nostre triste également, est auíïi enestime parmi les Chinois, qui mettent pourtant, comme Platon la consonance enla ressemblance, 8c riont qu’un seul ton de voix, ignorans tout à fait l’accord dis.cordant de voix diverses. Nicomachus leur donne de démenti là dessus, 8c la con-stitué dans la dissemblance. Les mémes Chinois mettent à leurs êpinettes, 8c au-tres tels instruments, des cordes de soye crué retorte, qri ils preferent aux nostresde boyau, ou de métal z sor quoy il faut observer que le Pere de la Croix , 8c Men-do^a , soutiennent contre Vrigault , que les Chinois ont de tout temps l'usage desClavecins. Les Navigations que les nostres ont fait dans ces Indes Orientales 8c ail-leurs , nous enseignent qu’on y voit quantité d’instrumens inconnus en nostre Eu-rope, Nous avons trouvé le monde nouveau avec les siens particuliers, qriil estimoitles meilleurs de tous. Et parmi nous on s’affectionne au Luth, à la Viole, ou à l’Or-gue, selon que l’humeur le porte, chacun croyant encore fa game la plus excellen-te. De sorte que chacun soit paffion, 8c a son goust particulier en la Musique com-me en toute autre chose. L’offm’a raconté que la pluspart des Malades de cet Em-pire riuscnt pas presque d’autre recepte contre leurs douleurs, que la musique, 8cle son des inítrumens. Sur ce propos Boetim ne dit-il pas de jnéme q xxArion 8c Ter-
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