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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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amis qu à la mort de ses ensans : Convivœ miseri luBus deposûte multos , Prandia topvenient , pmer a quot fuerint .

CHAPITRE VI.

T>e la Stature des Chinois - de leurs Habits , à Ornemens , <&c.

Lajhtture T a eouleur des Chinois tire fur le blanc, & l’assemblage de leurs membres est fortdes chinois , -L/& solide : Ceux qui approchent la Ligne font un peu bruns, à cause des ardeursdu Soleil. Leur barbe est d un poil lì tardif, qu elle ne paroit aux jeunes gens qu’à1 âge de trente ans. Leurs cheveux tirent fur le noir, 8c ne peuvent souffrir les roux.Leurs yeux sont petits, 8c s avancent au dehors. Leur nez est court, & relevé aumilieu 8c recourbé au bout. Leurs oreilles sont bien proportionnées. Quant àureste du corps, il n est différent des nostres, orsmis qu on trouve aucuns Montagnarsà visages plats 8c carrés, &; que la plufpart des habitans des Provinces de Qmntung8c de Qmngfi ont deux ongles à chaque orteil : ce qui est aussi commun aux Cochin-chinois leurs voisins.

Les femmes y sont d’une petite stature, mais elles ont les traits du visage tout àsait ravissans, 8c des grâces naturelles telles qu’un amant pourroit desirer, 8c l ima-

Î rination pourroit feindre. La diète qu'on leur prescrit,& qu’elles gardent ponctuel-ement contribué beaucoup à la conservation de leur beau teint. Elles tiennentpour gentillesse d’avoir les petits pieds, 8c de ressembler à la Tortue, qui est fortlente à marcher ; 8c à cette fin, on lie leurs pieds bien étroitement dés le berceauavec des petites bandes, pour arrester la grosseur que la Nature leur pourroit don-ner. On attribué cette invention à la jalousie des hommes, qui ne pouvoient voirleurs femmes arriéré de leurs foyers.

leur cheve - Et si nous voulons prendre 1 occasion aux cheveux, il ne faut pas douter que luíà-hre. ge de porter les cheveux longs ne soit le plus ancien, de méme qu il est le plus natu-rel. EpiBete soutient dans ^m>«-qu’oster le poil à un homme, c’est comme raser lajubé à un lion, ou arracher la creste à un cocq. Polypheme au méme sons se compa-re dans la Métamorphose à Jupiter le porteur de perruque. Et par les plus ancien-nes statués les Grecs >comme nous l’apprenons de Dion ChrysoJiome 3 etì :imoient fome-ntent des grands cheveux, aulsi bien que de la barbe longue. Du temps méme deCicéron il se raille d un C. Fannius , qui se rasoit jusques aux sourcils ; le testes fanspoil ne se pouvant alors regarder, qu'on n’en remarquait la messeance. Cela me fait

éton*