Description Generale
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Mexique Monteçuma (qui se vestoit quatre fois le jour, & ne prenoit jamais deuxfois un méme habit) ou bien les Grands du Perou , qui changeoient de méme tousles jours de robes. Pour moy, tant s en faut que je fasse eítat de la vaine grandeurSc lòmptuosité de ces Princes, que j envierois plustôt le bonheur des Israélites, qui -furent quarante ans avec Moyse fans changer d habits ni de chaussures ; ou bien jeme conformerois plustôt à l’humeur des Chinois , qui fe moquent de la contraintequi fe ressent preíque tousjours dans la nouveauté des habits.leurs ba - " Mendo\a parle des veltemens Sc des modes de ces Chinois , en ces mots : Les ha-bitsi&c, « bifg q Ue \ QS Seigneurs de cét Empire portent, íbnt tissus de foye de diverses cou-re leurs, Sc d’un prix relevé : les roturiers fe vestent d’étosses de lin, de coton, de" chanvre, Sc semblables de moindre prix ; Sc nusent pas de drap de laine, le tenantv trop pesant. Ils usent bien de Sayes faites à la mode du temps passé, qui íbnt à<c grands quartiers plissés bien menu, où il y a une pochette qui ferme sor le costé" gauche, Sc leurs manches íbnt grandes Sc grosses 5 Sur ces Sayes ils portent deu grandes robes, qui íbnt faites à nostre mode, orfmis qu elles ont les manches plus" larges. Les Princes du sang Royal, ou ceux qui íbnt établis en dignité, íbnt diffè-re rens en habits des Chevaliers ordinaires, en ce que les Princes portent la Saye bro-" dée d or Sc d’argent par le milieu de la ceinture, Sc les autres ne l'ont que garnie<c par les bords. Ils usent de chausses fort bien faites avec l’arriere-point, Sc portent" des botines Sc des souliers de velours fort mignards. Durant l’hyver, qui n est pas" pourtant fort rude, ils se vestent de íayes Sc de robes fourrées de peaux de b estes,
" Sc principalement de martres-zubelines, Sc en portent toujours autour du col.
" Ceux aum qui ne font pas mariés, íbnt differens de ceux qui le íbnt,en ce que ceux" là portent les cheveux dessus le front, Sc usent de plus hauts bonnets. Les femmes" íe parent fort curieusement, Sc s habillent dune façon qui ressemble fort à l'Eípa-" gnole. Elles ont beaucoup de bagues, de joyaux d’or Sc de pierreries, Sc usent de<c demi-sayons à manches larges, qui ne leur viennent que juíques au deíîous des<e mammelles. Elles s’habillent de brocats, ou toiles simples, ou de foye, Sc les plus" pauvres portent de la serge,ou quelque autre étoffe de vil prix. Voila ce que nous" en rapporte Mendo^a.
Depuis le temps de ce personnage,les Chinois ayant esté obligés de recevoir la loydes Tartares , Sc de s accommoder à leurs modes, les hommes Sc les femmes y por-tent des robes de couleur bleue, chamarrées de dragons, relevées en broderie, Scqui leur battent juíques à terre: les hommes les replient sor la poictrine en mar-chant , Sc attachant avec un cordon les deux pentes à leurs costés, mais les femmes
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