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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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DE ^EMPIRE DE LA CHINE. ' jf

Le Premier Livre qui fut veu de nos Européens , traitoit de la création du Mon-de; du premier Créateur 5 des choses produisantes & retenantes (ainsi íont-elles^?/^*nommées) & ce fut de ce Livre que les Naturalistes tirèrent la pluspart de ce qui rè - des Miiofo*garde leur profession. .jhtscbmK*

Le Deuziéme Livre traite du Moyen eternel :

Le Troisième touche la Doctrine des hommes parfaits, dont les mystères font sirelevés & si obscurs, qu’ils ne peuvent pas estre entendus d autres Nations, au diredes Chinois .

Le Quatrième regarde le cours, les conditions, les influences, & les effets desAstres, des Estoiles errantes, & autres lumières celestes.

Le Cinquième comprend le fort Sc les prédictions, dont ont se sert és choies qui __.

ont un succès incertain & douteux, &c.

Le Siziéme parle de la Devination par les traits de la main, du visage, &c.

Le Setiéme regarde la Magie naturelle, les prédictions des choses futures, Scc.

Le Huitième traite de POrigine,des Noms,des Qualités,& dg Service des Dieux.

Le Neusième comprend les actions, les miracles, Sc les funérailles des Saints dela Chine.

Le Diziéme traite de l'Immortalité de P Ame, de son estât futur, comme aussides Pompes funèbres, Sc du Dueil qu on doit faire Sc porter en mémoire des Morts.

L’Onzième est un Abrégé des sentimens de plusieurs fameux Médecins, tantvieux que modernes, où il est fait mention des qualités, des forces, & de l’uíagedes herbes j de la conservation de la lanté, de la guariíon des malades &c.

Le Douzième parle de lestât & condition d’un Enfant dans le ventre de fa mere,des choses nuisibles à l’enfantement, &c.

Le Treizième traite des Mathématiques, comme de IArithmétique, de la Géo-métrie , &c.

Le Quatorzième s’étend fur T Architecture, íur la Simmetrie requise aux bâti-mens, Lcc.

Le Quinzième comprend P Art de manege, ou de monter à cheval.

Le Seizième traitte de la Fortification, Sc des Machines Sc Instrumens de guerres

Le Dix-sétiéme, de IAgriculture, Sc des marques d une terre fertile ; de la íterco-ration, Scc.

Le Dix-l\uitiême enseigne l’Escriture, Sc à polir les Caractères.

Le Dix-neusiéme est une Description fort exacte de toutes les Provinces de laChine .

Le Vingtième traite de POrigine 8c Ancienneté du mème Empire.

Le Vingt-uniéme fait mention du Domaine, des revenus, des Palais de la Cou-ronne ; du respect deii à P Empereur, Scc.

Le Vingt-deuziéme fait mention des Offices Sc Charges de la Couronne.

Le Vingt-troiziéme comprend les Loix Sc Ordonnances de PEmpire.

Le Vingt-quatriéme est un récit des glorieux exploits des Empereurs, de la suc-cession Sc changemens des Lignées ; du gouvernement de la Monarchie, Scc. '

Le Vingt-cinquiéme rapporte les Peuples, qui jusques-icy íònt venus à la connoislance des Chinois.

Le Vingt-siziéme traite de la Musique, Sc de ses Instrumens Scc.

Le Vingt-sétiéme regarde la Poésie, Sc les inclinations des hommes, Scc.

Le Vingt-huitiéme traite de diverses sortes de Jeux familiers parmi les Chi-nois , Scc.

De tout cecy vous pouvez reconnoistre que les Chinois furent tousjours portésà la connoissance des Arts Libéraux, Sc de Dieu méme, auquel pourtant person-ne ne peut sacrifier, Sc immoler des victimes que l’Empereur, comme estant seuljugé digne sur la Terre de Rapprocher avec presens devant le Thrône de ce Grand-Tout.

Les Magistrats des Villes, suivant les Loix fondamentales d’un Livre de Zele, Scde Cérémonies, sacrifient, au nom de PEmpereur, au Ciel, & à la Terre, aux Esprits .

Sc aux Tutelaires des Montagnes Sc des Rivières, Sc aux quatre Parties du Monde.

Ce qui est défendu à tout autre de pratiquer.

Les Sectateurs de Confutius mettent la perfection de l’homme en la connoissance Religion dede la lumière naturelle, abhorrent ceux qui violent le droit de Nature, ne font rien l * 9 s n e ?^

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