sieurs maladies ; 8c l’on adjouste qu ordinairement les femmes enceintes luy fai-soient des vœux, comme au sus-nommé IQngang , pour accoucher heureusement.Suetone n’en a pas dit moins de Fefyafien. Une Relation plus recente conte fur lafoy des Infidèles, que lan 1648.1211 Faquir , ou Religieux de Y Inde voyant une mui*titude infinie de pauvres pèlerins accourus aux dévotions d’un Pagode, nourrit centmille personnes avec une potée de IQcberi , eípece de menus pois, sens que la peti-te marmite, où il les avoit fait cuire en demeurast moins remplie. Qui ne voit quece. miracle illusoire n’a esté fabriqué par l’ennemf de la gloire de Dieu, que pour ren-dre moins considérable, s'il poûvoit, celuy des cinq pains 8c des deux poissons, dontl’Euangile nous apprend que tant de troupes Juifves furent alimentées au defert >
Nous en pourrions dire de méme de tous les merveilleux contes que nous avonsrapportés en nostre premiere Partie, qui ne sont fondés que íur les plus malicieusesruses des Démons.
Les Chinois adorent à Lincing une Deesse, dont la statué dorée & argentée a tren- statuestre pieds de hauteur, 8c est postée en la maniéré qui vous est representée dans cette chmoi fa-figure. Lautre statué que vous y voyés assise fur une chaise tres-richement parée,re-prefente un des premiers Gouverneurs de la Chine , qui en mémoire de ses vertus,
8c glorieux exploits est révéré de toute cette Nation, comme une Divinité. On voitune pareille statué prés la Ville Capitale de Chaokìng en la Province de Quantung, 8cen d’autres endroits de cét Empire, comme nous avons monstré cy devant. LesChinois reverent méme des montagnes 8c des pierres, comme l’on voit à Cuhiungproche de la Ville de Nangan , fur le mont de Xepao prés la Ville de Cioking , fur lefleuve de F u prés la Ville de Chunking 8c ailleurs, où on void aussi f Idole de Fe assis àjambes croisées,dont les membres sont si grands 8c si prodigieux,que les fables disentqu’on peut discerner ses yeux, ses oreilles, fa bouche 8c son nez de plusieurs milli ai-res. On void dans divers Temples de cét Empire diverses reliques de semblablesIdoles, dont les uns ont en garde leurs habits, leurs bonnets, leurs bottes, 8c lesautres leurs livres, leurs plumes, leurs espées, 8c leurs armes : Tant eft-il vray que lesInfidèles ont tousjours eu en vénération les Personnes de grand mérité, 8c ce quileur tenoit lieu de Reliques. Nous lisons dans Dion CaJJìus que les Grecs gardoientavec une grande vénération deux couteaux en deux diverses Villes de Cappadoce ,chacune prétendant posseder celuy qui avoit servi au Sacrifice â’iphigenie. Les La»cedemoniens conser voient aussi fort religieusement s œuf don X.Leda estoit accou-chée , qu ils tenoient suspendu à la voûte d’un de leurs Temples, comme nous rap-prenons de Pausanias . Je laisse les Anciles on sacrez Boucliers, aussi bien que le Pal-
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