Lettres sur les
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ment avec vos Allemans, excepté vos Phi-losophes ; car vous savez que votre Languem’eít assez familière pour cela.
Voilà de quelle manière je passe mon temsdans cette campagne. Quelquefois pour-tant, pour faire un peu diversion,
Je vai dis f aube âu jour,
Secondé d'un plomb rapide ,
Ensanglanter le retour ,
De quelque Lièvre timide, (a)
Mais la plupart du tems je m’occupe àl’étude. C’est ainsi que j’emploie mes jeu-nes ans, & que je prosite du silence merveil-leux qui règne ici. Que d’autres courentaprès de vains Plaisirs, & briguent des Hon-neurs fragiles, je n’envie point leur fort, jefuis content du mien tel qu’il est. Si je pos-sède peu, je jouis en revanche d’une paixcharmante ; & qui plus est, je ne désirérien , si ce n'est de vous convaincre quepersonne n’est avec plus Rattachement quemoi,
Votre &c.
A.. ce • . . . Août 1738.
(a) Rousseau Epître à ÏAbbé de Chaulieu.
LET-