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Lettres sur les
& moi, que de nous amuser ? Et puisquevous voulez que ce soit aux dépens de maNation, n’est-il pas juste que la vôtre y soitpour sou écot ? Êt bien, va ; commençonspar Mrs. les François.
Vous me demandez d’abord, ft je crois qu’ilsayent les qualités requises pur être de véritables Sol-dats, Mon avis est que les plus essentiellesleur manquent. La prémíère est l’obéissance,mère de la Subordination, fans laquelle lesplus nombreuses Armées ne peuvent se main-tenir contre un Ennemi plus foible , maisbien subordonné. II faut considérer quele François est né présomtueux, & avec ungrand fond d’amour - propre , ce qui lerend presqu’indisciplinable : car pensant ensavoir pour le moins autant que les plushabiles Généraux , il se croit en droit decontrôler leurs actions , & de se soustraireà l’obéissance , loríqu’elles ne s’accordentpas avec ses idées. C/est de cette source quenaissent ces murmures continuels des Sol-dats contre leurs Officiers, & des Officierscontre leurs Généraux : murmures qui sou-vent aboutissent à des révoltes dangereuses,qui ont fait passer des Régimens entiers chezles Ennemis : tel a été celui de Flandres , con-nu en Hollande sous le nom de Carris.
Vous avez su le malheur de Mustre Com-te de Plélo i on ne peut l’attribuer qu’à cela.Le bon homme de La Mothe est envoyé à Dm-
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