tzig , pour en faire lever le Siège avec troisBataillons (a.) II arrive , met pied à terre :un moment après la peur le saisit (b), il serembarque précipitamment, & retourne àCopenhague. Sa fuite fit grand plaisir auComte de Munich , qui étoit fort embarras-sé pour sauver sa petite Armée. 11 s’étoitune fois déterminé à lever le Siège, ayant ouïdire que quinze Bataillons François étoient dé-barqués , & se disposoient à le venir forcerdans ses Lignes. Mais deux Déserteurs Fran-çois s’empreíTèrent de le venir désabuser : ilspaílerent un grand fossé plein d’eau à lanage , pour venir dire à Munich qu’il ne s’a-gissoit que de trois Bataillons, qui avoientà leur tête un Général si lâche & lì irrésolu,qu’il pensoit déja à se rembarquer pour s’enretourner en France. Voilà, mon Cher, untrait de la discipline , & de la fidélité denos Troupes.
A 4 Les
(a) Ceux de la Marche , de Blefois & de Pe*rigord.
(b) Tous ceux qui font un peu au fait de ceci,conviennent que si le Brigadier de La Mothe eûtalors attaqué les Rujsiens de son côté , tandis queles assiégés les auroient attaqués de l’autre, ilsauroient été contraints de lever le Siège : parcequ’ils étoient en fort petit nombre , eu égard auterrain qu’ils avoient à garder : mais le Sr. de LàMothe fit la manœuvre d’un homme qui man-que de cœur & de jugement.