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Lettres françoises et germaniques, ou, Reflexions militaires, litteraires et critiques sur les François et les Allemans : ouvrage également utile aux officiers & aux beaux-esprits de l'une & de l'autre nation / [Éléazar de Mauvillon]
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François &c. Lett. III. 2s

j 11 ® comme son Souverain, & que le Souverain^ à châtie Messieurs les Officiers qui souffrent lesà désordres du Soldat, comme s’ils les avoientcommis eux-mêmes.

fou- En France , où les Officiers préfèrent leurs

tas, plaisirs à leur devoir, ils pillent le Soldat pour

il y subvenir à leurs folles dépenses ; & le Soldat

M- qui n’eíì pas payé, pour vivre, pille le Bour-se geois impunément, parce que l’Officier est

re- intéressé à le souffrir. Ici , où le devoir

uer marche avant tout, l'Officier, content d’a-

'ats voir dequoi vivotter , ne demande rien au

)nt Soldat, & celui-ci laisse le Bourgeois en re-

où • pos. En France , un Officier parmi ses reve-jffi nus compte toujours le tour du bâton, c’est-

m- à-dire, ce qu'il peut escroquer sur le Soldat,

est Ici un Officier, convaincu d’avoir mis ce sa-les voir - faire en pratique, risquerait de payer

les bien cher son adresse ; il n’en serait peut-

: se être pas quite pour être caste. Heureux les

ipes Peuples, qui n’ont point à souffrir les dépor-

)uv temens de la Soldatesque ! Heureux ceux

j’ils qui sont à l’abri de ceux des Soldats François ,

les plus effrénés & les plus libertins qu’il yiK ait au Monde !

j s Je ne sai, mon Cher, fi mes exclama-

tions seront de votre goût ; mais le moyen deit parler de pareilles choses, fans s’indigner dès-

| e qu’on a des sentimens d’Humamté ? Com-

il ment penser de sang froid à la mollesse de

;r nos Officiers ? De quoi s’occupent - ils ces

í B s gens-

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